La CIA et la Guerre Froide Culturelle III

S’en suivit une volée de télégrammes entre le Département d’État et les missions USIA [Agence d’Information des États-Unis] (Berlin, Brême, Düsseldorf, Francfort, Hambourg, Munich, Hanovre, Stuttgart,  Fribourg, Nuremberg, Paris) alors que l’interdiction des livres s’accélérait : ‘Enlevez tous les ouvrages de Sartre des collections de toutes les Amerika Hauser.’ ‘Tous les ouvrages des auteurs suivants doivent être enlevés : Dashiell Hammett, Helen Kay, Gene Weltfish, Langston Hughes, Edwin Seaver, Bernhard Stern, Howard Fast. […] John Abt, J. Julius, Marcus Singer, Nathan Witt. […] W. E. B. Dubois, William Foster, Maksim [sic] Gorki, Trofim Lysenko, John Reed, Agnes Smedley.’ Herman Melville fut harponné, et tous les livres illustrés par Rockwell Kent furent retirés. […]
Le nombre moyen d’ouvrages envoyés vers l’étranger par l’USIA en 1953 plongea de 119.913 à 314. Nombre de livres retirés des bibliothèques avaient été brûlés par les nazis. Condamnés au pilori pour la seconde fois furent La Montagne Magique de Thomas Mann, les Œuvres choisies de Tom Paine, la Théorie de la Relativité d’Albert Einstein, les écrits de Sigmund Freud, Pourquoi Je Suis Devenue Socialiste d’Helen Keller, et Dix Jours qui Ébranlèrent le Monde de John Reed. L’essai de Thoreau De la Désobéissance Civile fut banni par les USA en même temps qu’il fut interdit par la Chine maoïste.  p.193-194

‘…encore aujourd’hui, on accorde aux communistes et sympathisants communistes une certaine respectabilité dans les cercles intellectuels et culturels que l’on n’aurait jamais accordé à un nazi ou un néo-fasciste.’ p.227

…l’absolutisme en politique, qu’il prenne la forme du maccarthysme, d’un anti-communisme libéral, ou du stalinisme, n’était pas une question de gauche ou de droite, il cherchait à ne pas laisser l’Histoire dire la vérité. ‘C’est tellement corrompu, il ne s’en rend même pas compte,’ dit Jason Epstein. ‘Quand ces gens parlent d’une « contre-intelligentsia », ce qu’ils font c’est qu’ils créent un système de valeurs faux et corrompu destiné à soutenir l’idéologie dans laquelle ils sont engagés sur le moment. La seule véritable chose à laquelle ils sont voués c’est le pouvoir, et l’introduction de stratégies tsaristes-stalinistes dans la politique américaine. Ils sont tellement corrompus qu’ils ne s’en rendent probablement pas compte. Ce sont de mesquins apparatchiks menteurs. Des gens qui ne croient en rien, qui sont contre quelque chose, ne devraient pas partir en croisade ou commencer des révolutions.’ p.229

[Président des USA Harry Truman en 1948 après une visite à la National Gallery:] ‘C’est un plaisir d’observer la perfection et ensuite de penser  aux modernes fainéants et insensés. C’est comme comparer Christ et Lénine.’ p.252

Au Congrès [des USA], une campagne fut lancée par un Républicain du Missouri, George Dondero, qui déclara que le modernisme faisait tout simplement partie d’un complot mondial destiné à affaiblir la résolution américaine. ‘Tout art moderne est communiste,’ annonça-t-il… ‘Le cubisme vise à détruire par un désordre arrangé. Le futurisme vise à détruire via le mythe de la machine…Le dadaïsme vise à détruire par le ridicule. L’expressionnisme vise à détruire en copiant le primitif et l’insensé. L’abstractionnisme vise à détruire par la création de brainstorms… Le surréalisme vise à détruire par la négation de la raison.’ p.253

[Tom Braden, CIA, à propos de la Guerre Froide culturelle] ‘…C’est une des raisons pour lesquelles cela devait être fait officieusement ; ça devait être officieux parce que cela aurait été refusé s’il avait fallu organiser un vote démocratique. Afin d’encourager l’ouverture, nous devions opérer en secret.’ Là encore on retrouve ce sublime paradoxe de la stratégie américaine pendant la Guerre Froide culturelle : afin de promouvoir l’acceptation de l’art produit en (et vanté comme l’expression de la) démocratie, le procédé démocratique lui-même devait être contourné. p.257

[Eva Cockroft dans un article de 1974 ‘Expressionnisme Abstrait : Arme de la Guerre Froide’] : ‘Les liens entre la politique de la Guerre Froide culturelle et le succès de l’expressionnisme abstrait ne sont pas une simple coïncidence…En termes de propagande culturelle, les fonctions à la fois de l’appareil culturel de la CIA et les programmes internationaux du MoMA [Musée d’Art Moderne] étaient proches et, en fait, se supportaient mutuellement.’ p.263

En 1948, Lincoln Kirstein, ex-activiste du MoMA, se plaignait dans Harper’s que le musée ‘a fait son boulot presque trop bien’ en se transformant en ‘une académie abstraite moderne’ dont il définissait les principes comme ‘l’improvisation comme méthode, la déformation comme formule, et la peinture…comme un amusement manipulé par des décorateurs d’intérieur et des vendeurs sous pression’. p.265

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La CIA et la Guerre Froide Culturelle II

Il fut un temps où le New York des années 1930 fut décrit comme ‘la partie la plus intéressante de l’Union Soviétique’. p.47

En avril [1949], Henry Luce, propriétaire et directeur de rédaction de l’empire Time-Life, supervisa personnellement une double page dans le magazine Life attaquant les dégradations du Kremlin  et de ses ‘dupes’ américaines. Montrant cinquante photos d’identité, l’article était une attaque ad hominem qui préfigurait les listes noires officieuses du sénateur McCarthy. Dorothy Parker, Norman Mailer, Leonard Bernstein, Lillian Hellman, Aaron Copland, Langston Hughes, Clifford Odets, Arthur Miller, Albert Einstein, Charlie Chaplin, Frank Lloyd Wright, Marlon Brando, Henry Wallace – tous furent accusés de fréquenter le communisme. Ceci venait du même magazine Life qui en 1943 avait alloué un numéro entier à l’URSS, affichant Staline sur la couverture, et louant le peuple russe et l’Armée Rouge. p.52

Sous-estimer le rôle du gouvernement britannique dans la fabrication d’une image chaleureuse de Staline durant l’alliance du temps de la guerre revient à ignorer l’une des vérités fondamentales de la Guerre Froide : l’alliance entre le monde libre et la Russie contre les nazis fut le moment où l’histoire elle-même semble avoir conspiré pour former l’illusion que le communisme était un système politique acceptable. Le problème auquel le gouvernement britannique dut faire face après la 2ème GM était de savoir comment démonter les fausses vérités qu’il avait systématiquement construites ou défendues durant les années précédentes. p.58

‘Le public français est largement, et de manière choquante, ignorant de la vie et de la culture américaines,’ écrivit [Sidney] Hook. ‘Son image de l’Amérique est un patchwork d’impressions dérivées de la lecture de romans sur les manifestations et la révolte sociales (Les Raisins de la Colère de Steinbeck est pris pour un compte-rendu fidèle et représentatif), les romans de la dégénérescence américaine (Faulkner) et l’ineptie (Sinclair Lewis), du visionnage de films américains, et de l’exposition à un barrage communiste incessant qui s’infiltre dans la presse non communiste. La rééducation informationnelle du public français me semble être la tâche la plus fondamentale et la plus pressante de la politique démocratique américaine en France, un objectif vers lequel presque rien d’effectif n’a été fait.’

En réalité, ce que [Hook] proposait était l’expurgation des expressions du style de vie américain qu’il jugeait être en conflit avec la ‘politique démocratique’ du gouvernement à l’étranger. C’était une distorsion phénoménale des principes même de la liberté d’expression, irréconciliable avec les prétentions d’une démocratie libérale au nom de laquelle cela était proposé. p.70

Alors qu’il [Irving Brown] soutenait énergétiquement le Congrès [de Berlin sur la Liberté Culturelle – propagande US anti-soviétique], son inclination naturelle était de dépenser l’argent disponible pour financer Force Ouvrière, appuyée par la CIA, dans ses tentatives de casser les syndicats de dockers à Marseille, où les fournitures et l’approvisionnement en armes du plan Marshall faisaient face à un blocus quotidien. p.94

L’objectif dans le soutien des groupes gauchistes [dont la gauche non communiste] n’était pas de les détruire ni même de les dominer, mais plutôt de maintenir une proximité discrète et de surveiller la pensée desdits groupes ; de leur fournir un moyen d’expression qui serve de soupape d’évacuation [à leur colère] ; et, en dernier recours, d’exercer un droit de veto sur leur communication au grand public et éventuellement leurs actions, au cas où ils deviendraient trop ‘radicaux’. p.98

…l’Union Soviétique dépensait plus en propagande culturelle en France seule que les Etats-Unis dans le monde entier. p.115

La liberté culturelle n’était pas donnée. Au cours des 17 années suivantes, la CIA allait pomper des dizaines de millions de $ dans le Congrès pour la Liberté Culturelle et autres projets connexes. Avec un engagement de ce type, la CIA agissait de facto comme le Ministère de la Culture américain. p.129

…sur la période 1963-66, des 700 subventions de plus de 10.000$ données par 164 fondations, au moins 108 incluait un financement partiel ou complet venant de la CIA. p.134-135

Le plan ‘doctrinaire’ ou ‘stratégique’ du PSB [Psychological Strategy Board] fut à l’origine proposé comme un document stratégique appelé PSB D-33/2. Le document lui-même est toujours classifié, mais dans un long mémo interne un officier inquiet du PSB, Charles Burton Marshall, cita librement les passages qui lui causaient le plus de problèmes. ‘Comment un gouvernement [peut-il] interposé avec un vaste système doctrinal de son cru sans prendre la coloration du totalitarisme ?’demanda-t-il. ‘Le document n’en indique aucun. En effet, il accepte l’uniformité comme un substitut pour la diversité. Il postule un système justifiant « un type particulier de croyance et de structure sociales », fournissant « un ensemble de principes pour les aspirations humaines », et embrassant « tous les champs de la pensée humaine » – « tous les champs des intérêts intellectuels, de l’anthropologie et des créations artistiques à la sociologie et la méthodologie scientifique. »’ Marshall (qui allait devenir un fervent opposant au PSB) continua en critiquant l’appel du document à ‘ « une machinerie » destinée à produire des idées représentant « le style de vie américain » sur « une base systématique et scientifique. »’ ‘Il anticipe « une production doctrinale » sous un « mécanisme de coordination, »’ nota Marshall. ‘Il affirme « la priorité [premium] donnée à une action rapide et positive permettant de galvaniser la création et la distribution d’idées »…Il prévoit un « mouvement intellectuel à long terme » comme naissant de cet effort et ayant l’objectif non seulement de contrer le communisme mais en fait de « casser les schémas de pensée doctrinaires mondiaux » fournissant une base intellectuelle aux « doctrines hostiles aux objectifs américains. »’ Sa conclusion était sans appel : ‘C’est aussi totalitaire qu’on peut l’être.’
Marshall avait également un problème avec le fait que le PSB comptait sur ‘« des théories sociales non rationnelles »’ qui mettaient l’accent sur le rôle d’une élite ‘ « d’une manière faisant penser à Pareto, Sorel, Mussolini et autres. »’… ‘Les individus sont relégués au dernier rang,’ Marshall continua. ‘La supposée élite émerge comme étant le seul groupe qui compte. L’élite est définie comme « ce groupe numériquement restreint capable de et intéressé par la manipulation de sujets doctrinaux », les hommes d’idées qui tirent les ficelles intellectuelles « en formant, ou au moins en prédisposant, les attitudes et opinions » de ceux qui, à leur tour, mènent l’opinion publique.’… L’utilisation d’élites locales devait servir à cacher l’origine américaine de cet effort ‘en sorte qu’il paraisse être un développement indigène’. Mais cela n’était pas juste destiné aux étrangers. Bien que le document niait toute intention d’utiliser de propagande à l’encontre des Américains, il s’engageait en faveur d’un programme d’endoctrinement dans les forces armées en injectant les idées justes dans les bandes dessinées des soldats, et en incitant les chapelains à les propager. p.149-150

Les libérés de la Sécu

26/01/2016 – 08H00 Vannes (Breizh-info.com) – Maître Ludovic Durain, avocat aux barreaux de Vannes et de Tours, déclare au micro de Jean-Michel Le Bot, du Mouvement des libérés de la Sécurité Sociale, qu’il s’est lui aussi « libéré » de ces contraintes administratives françaises. Il est ainsi le premier avocat de France, à déclaré ouvertement s’être libéré du système de la sécurité sociale, et à rejoindre le mouvement fondé par Claude Reichman .  Pour le moment, l’avocat a souscrit une assurance « de son choix, comme le droit le permet, pour l’assurance maladie ». Il parle également de faire la même démarche pour l’assurance retraite. « Quand je constate que certains systèmes sont voués à l’échec, j’essaie de trouver la parade pour prévenir et garantir ma retraite, mon avenir. ».

http://www.breizh-info.com/2016/01/26/vannes-le-premier-avocat-libere-de-la-securite-sociale-est-breton/

Voir aussi:

http://www.claudereichman.com/mlps.htm

http://jequittelasecu.blogspot.fr/

La CIA et la Guerre Froide Culturelle I

Frances Stonor Saunders

Qui mène la danse ? La CIA et la Guerre froide culturelle (épuisé)

Les individus et institutions subventionnés par la CIA devaient prendre part à une vaste campagne de persuasion, une guerre de propagande dans laquelle ‘propagande’ était défini comme ‘n’importe quel effort ou mouvement organisé pour disséminer de l’information ou une doctrine particulière au moyen d’informations, d’attractions ou arguments spéciaux destinés à influencer les pensées et actions de n’importe quel groupe donné.’ Un élément vital de cet effort était la ‘guerre psychologique’, qui était définie comme ‘l’utilisation planifiée par une nation de la propagande et d’activités autres que le combat et qui communiquent des idées et de l’information destinées à influencer les opinions, les attitudes, les émotions et le comportement de groupes étrangers en sorte que cela aidera à l’accomplissement des objectifs nationaux.’ De plus, le ‘type de propagande le plus efficace’ était défini comme celui grâce auquel ‘le sujet de dirige dans la direction que vous souhaitez pour des raisons qu’il croit être siennes’. p.4

En tant que compositeur, [Nicolas] Nabokov fut assigné à la section musique [de la Division du Contrôle de l’Information, branche de l’US Strategic Bombing Survey en Allemagne en 1945], où on attendait de lui qu’il ‘établisse des armes psychologiques et culturelles efficaces pour détruire le nazisme et promouvoir le désir sincère d’une Allemagne démocratique. Sa tâche fut ‘d’éjecter les nazis de la vie musicale allemande et d’autoriser les musiciens allemands (leur donner le droit d’exercer leur profession) qui croyaient être des Allemands « propres »,’ et de ‘contrôler les programmes des concerts allemands et de faire en sorte qu’ils ne deviennent pas des représentations nationalistes.’ p.13

En plus de Furtwängler, Herbert von Karajan et Elisabeth Schwarzkopf furent tous deux bientôt exonérés par des commissions alliées, en dépit de leur passé douteux. Dans le cas de von Karajan, cela n’était pour ainsi dire pas nié. Il était membre du parti depuis 1933, et n’hésitait jamais à débuter ses concerts avec ce morceau favori des nazi qu’était ‘Horst Wessel Lied’. Ses ennemis l’appelaient ‘SS Colonel von Karajan’. Mais en dépit de son approbation du régime nazi, il fut rapidement remis en place comme chef incontesté du Philharmonique de Berlin, l’orchestre qui dans les années suivant la fin de la guerre fut présenté comme le rempart symbolique du totalitarisme soviétique. p.15

William Donovan, chef du Service de Renseignements US en temps de guerre, prononça un jour une phrase restée célèbre : ‘J’embaucherai Staline si je pensais que cela nous aiderait à vaincre Hitler.’ Dans un retournement de veste trop facile, il était désormais évident que les Allemands ‘devaient devenir nos nouveaux amis, et les Russes-sauveurs l’ennemi’. Pour Arthur Miller, ceci était ‘une chose ignoble. Il m’a semblé dans les années qui suivirent que ce changement radical, ôter les étiquettes Bien et Mal à une nation pour les coller à une autre, contribua à éroder la notion même d’un monde ne serait-ce que théoriquement moral. Si l’ami du mois passé pouvait si rapidement devenir l’ennemi de ce mois-ci, quelle profondeur de réalité le bien et le mal pouvaient-ils avoir ? Le nihilisme – encore pire, l’amusement fatigué – envers le concept même d’un impératif moral, qui allait devenir le signe de la culture internationale, naquit au cours de ses huit à dix années de réalignement suite à la mort d’Hitler.’ p.16

La promotion d’artistes noirs allait devenir une priorité urgente pour les soldats Américains de la Guerre Froide. p.20

En accord avec les universitaires, auteurs et directeurs de pièces américains, un vaste programme théâtral fut lancé. Des pièces de Lillian Hellman, Eugene O’Neill, Thornton Wilder, Tennessee Williams, William Saroyan, Clifford Odets et John Steinbeck furent présentées à un public enthousiaste, amassé dans des théâtres glacés où des stalactites menaçantes pendaient des plafonds. Suivant le principe de Schiller d’un théâtre comme ‘moralische Anstalt’ [institution morale], selon lequel les hommes peuvent assister à la représentation des principes de base de la vie, les autorités américaines établirent une liste des leçons morales souhaitables. Ainsi, sous la rubrique ‘Liberté et Démocratie’ vinrent Peer Gynt d’Ibsen, Le Disciple du Diable de Shaw, et Abe Lincoln dans l’Illinois de Robert Sherwood. ‘Le Pouvoir de la Foi’ se trouvait exprimé dans les drames de Faust, Goethe, Strindberg, Shaw. ‘L’Égalité de l’Homme’ était le message à tirer de Lower Depths de Maxim Gorki et du Médée de Franz Grillparzer. Sous la rubrique ‘Guerre et Paix’ on trouvait Lysistrate d’Aristophane, La Fin du Voyage de R. C. Sherriff, Skin of our Teeth de Thornton Wilder, et A Bell for Adano de John Hersey. ‘Corruption et Justice’ était le thème d’Hamlet, de Revisor de Gogol, du Mariage de Figaro de Beaumarchais, et de l’œuvre d’Ibsen en général. Cela continuait avec ‘Le Crime Ne Paie Pas’, ‘La Morale, les Goûts et les Manières’, ‘La Poursuite du Bonheur’, jusqu’à ‘L’Exposition au Nazisme’. Furent jugées inappropriées ‘pour l’état mental et psychologique présent des Allemands, toutes les pièces acceptant la maîtrise aveugle du destin qui mène à une inévitable destruction et autodestruction, comme les classiques grecs.’ Furent également placés sur la liste noire Jules César et Coriolan [de Shakespeare] (‘glorification de dictateurs’) ; Prinz von Homburg et Kleist (‘chauvinisme’) ; Living Corpse de Tolstoï (‘une critique juste de la société mène à des fins antisociales’) ; toutes les pièces de Hamsun (‘de l’idéologie nazie pure et simple’), et toutes les pièces par qui que ce soit d’autre qui ‘[ont servi] le nazisme’.

Ayant en tête l’injonction de Disraeli selon laquelle ‘un livre peut être aussi terrible qu’une bataille’, un vaste programme de livres fut lancé, destiné en priorité à ‘projeter la version Américaine [de l’histoire] au lecteur allemand de la manière la plus efficace possible’. Avec l’aide de maisons d’éditions commerciales, le gouvernement d’occupation assura l’approvisionnement permanent de ‘livres génériques’ jugés ‘plus acceptables que les publications du gouvernement, parce qu’ils n’ont pas le relent de la propagande’. p.21-22

‘Il y a deux célèbres « derniers mots »,’ Bohlen aimait à dire. ‘Le premier est « l’alcool ne me fait aucun effet » ; et l’autre est « Je comprends les Russes. »’ p.36

La Folie du Gouvernement et du Socialisme – Un Échec Complet

http://www.armstrongeconomics.com/archives/42372

Je préviens depuis longtemps que l’expansion du gouvernement réduit la croissance économique et agit comme un trou noir absorbant de + en + de richesses, réduisant ainsi l’expansion économique. Si le gouvernement continue à croître, ce qui ne crée aucune richesse, au final vous vous retrouvez avec 100% de la consommation dus au gouvernement, ce qui revient au communisme. On devrait déjà se tenir que des caisses en bois dans la grande tradition du ‘Coin d’expression publique’ de Hyde Park, à Londres [où se tiennent les gens qui veulent exprimer leur opinion sur n’importe quel sujet, portant à controverse ou pas], criant: “HEY, OÙ EST-CE QU’ON VA COMME ÇA?!”

(V) Taux de Croissance sur la Décennie (H) Dépense Totale du Gouvernement (au début de la décennie) en % du PNB

Voilà un graphique produit par l’OCDE auquel personne ne fait attention. Il montre clairement ce contre lequel je m’élève. Plus le taux de taxation est haut, plus la croissance économique est faible. Un lecteur nous l’a envoyé en disant que CHAQUE HOMME POLITIQUE devrait voir ce graphique. Le problème est qu’ils manquent de compréhension et ne mesurent pas sa signification. Il y a deux échelles et nous savons tous que ceux au pouvoir voient tout linéairement, une chose à la fois.

Je pourrais tenir une conférence prédisant le future et la faire payer 3,95$. Cela prendra moins d’une minute. “Salut, je suis Martin Armstrong. Je suis ici pour vous dire: vous êtes tous foutus! Merci beaucoup. Profitez bien de ce qu’il vous reste de libertés d’ici 2017.”

Il n’existe PAS DE PORTE DE SORTIE de ce bazar. Il faut tout simplement que nous nous effondrions. Le phénix est le symbole de ce processus. Il renaît de ses cendres. C’est, au final, le symbole même de ce cycle. […]

“A chattering crow lives out nine generations of aged men, but a stag’s life is four times a crow’s, and a raven’s life makes three stags old, while the phoenix outlives nine ravens, but we, the rich-haired Nymphs, daughters of Zeus the aegis-holder, outlive ten phoenixes.”

Hesiod, quoted by Plutarch, Obsolescence of Oracles 415c).

Hyper Caché

Comment ça l’attaque ne s’est pas déroulée comme on nous l’a raconté?! Mais…mais, à qui faire confiance?!

Sur le HuffPost.

Cette histoire était belle. Trop belle? Elle est contestée fermement par les principaux intéressés, à savoir les six clients adultes de l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes, cloîtrés pendant quatre heures -une éternité- dans un congélateur du sous-sol avec un bébé de onze mois. Criant au mensonge, ces ex-otages sont en colère!

L’école c’est vraiment dur

Maintenant les écoles se proposent de publier de faux carnets de notes pour ne pas heurter la sensibilité des + jeunes…

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Si après avoir passé en revue le carnet de notes ci-joint,
vous souhaitiez que nous éditions une seconde version
pour votre fils avec de meilleures notes, merci d’appeler
Mrs XXX sur l’extension 1003.