Les Facteurs Cosmophysiques dans les Processus Stochastiques I

Préface de l’éditeur

 

Débutant en 1951, le professeur Simon Shnoll et son équipe de laboratoire ont pratiqué des dizaines de milliers d’expériences uniques à l’Institut de Biophysique de Pushino, Russie. Initialement, ces expériences ne s’occupaient que de protéines liées aux muscles (années 1950-1960). Puis elles furent étendues à d’autres systèmes biologiques (années 1960-1980), et même à des phénomènes purement physiques tels que la désintégration radioactive, et autres (années 1990-2000).

Toutes ces expériences ont dévoilé que la distribution gaussienne [ou loi normale, la fameuse courbe en forme de cloche] des signaux observés possède une structure fine qui est dépendante de facteurs cosmiques tels que les cycles quotidiens et annuels, l’apparition de différents objets cosmiques, et nombre d’autres facteurs. Les formes des histogrammes des séries temporelles observées ont manifesté ces effets avec une probabilité de 99%.

Si la possibilité d’une « structure interne » de la distribution normale reste discutée d’un point de vue théorique, les expériences fondamentales de Shnoll prouvent qu’une telle structure existe bel et bien. Ce fait a été démontré à l’aide d’expériences n’ayant rien en commun les unes entre les autres – de processus biologiques à des processus physiques – et atteste de son origine universelle.

Le plus probable est que la structure fine des distributions stochastiques découverte par Shnoll trouve son origine dans la structure primordiale de l’espace-temps lui-même. Le phénomène des manifestations similaires de cette structure fine dans des types de processus si différents supporte cette conjecture.

Je présente maintenant le livre de Shnoll au lecteur comme un rapport de recherche purement empirique, sans aucune approche théorique. Ceci, dans mon esprit, est la meilleure façon d’aborder cette masse de travail. Laissons les théoriciens étudier cette quantité d’expériences puis donner leur propre opinion. […]

Gunn Quznetsov

 

Préface

Ce travail commencé dans les années 1951-1956 comme tentative de réduction de la « dispersion des résultats » obtenus à partir de mesures dont on a maximisé la précision du taux d’hydrolyse de l’ATP [adénosine triphosphate] dans une réaction d’ATPase catalysée par des protéines musculaires et des enzymes du complexe protéique actomyosine.

Plus de 50 ans ont passé. Le travail de cette époque a résulté dans les découvertes suivantes :

  • Une « dispersion des résultats de mesure » qui est difficile à expliquer et semble intrinsèque à une grande variété de différents types de processus : allant des réactions biochimiques à la désintégration radioactive. Elle est déterminée par des causes cosmophysiques ;
  • L’amplitude des fluctuations (de la dispersion des résultats) relative à une valeur donnée varie en fonction du type de processus ;
  • La structure fine de la distribution des amplitudes de fluctuation, c.-à-d. la forme de l’histogramme correspondant, est indépendante du type de processus ;
  • Les histogrammes construits à partir des résultats des mesures prises au même lieu géographique au même moment donnent les mêmes formes indépendamment du type de processus à partir duquel les mesures ont été obtenues ;
  • La forme d’un histogramme varie régulièrement avec le temps ;
  • Ces changements sont associés à des facteurs cosmophysiques ;
  • De l’intégralité des résultats obtenus on conclut la chose suivante : des fluctuations discrètes [par opposition à ‘continues’] des valeurs mesurées peuvent résulter de fluctuations du continuum espace-temps, qui sont, à leur tour, causées par le mouvement des objets étudiés dans un champ gravitationnel inhomogène. Cette inhomogénéité [anisotropie] semble résulter de l’existence de « corps célestes, » des masses, dans l’espace ambiant ;
  • Le mouvement d’un objet vers ces corps, dans le champ gravitationnel inhomogène, devrait donner naissance à des vagues gravitationnelles. Par l’interaction de vagues à chaque point du continuum espace-temps, des franges d’interférence correspondantes semblent se manifester dans la structure fine des histogrammes que nous analysons.

 

Ces conclusions généralistes furent formulées alors que nos idées sur la nature des phénomènes étudiés changeaient graduellement. Au départ, nous supposions que les régularités découvertes étaient spécifiques aux protéines musculaires. Après plusieurs années, nous avons découvert qu’elles sont inhérentes à toutes les protéines. Plus tard cependant, nous avons observé les mêmes régularités dans les réactions chimiques dénuées de protéines, et, après un bon bout de temps, il est devenu clair que nous avions à faire à une caractéristique non spécifique de n’importe quel processus, de quelque type qu’il soit. La seule « chose » en commun partagée par tous les processus était qu’ils se déroulaient tous dans le même continuum espace-temps, nous en sommes donc arrivés aux conclusions listées ci-dessus.

[…]

Simon Shnoll

4.1        Giorgio Piccardi (1895-1972). La psychologie de la recherche est une chose compliquée… Le commencement de la quête pour les corrélations cosmophysiques

 

Dans les années 1950, quand j’ai commencé ce travail, le scientifique florentin Giorgio Piccardi étudiait virtuellement le même problème. Il remarque que le processus d’hydrolyse de BiCl3 [chlorure de bismuth] pouvait – ou pas – être accompagné d’un précipité d’hydroxyde de bismuth colloïdal. Dans une série d’éprouvettes identiques (24 ou 48) contenant une solution identique, certaines contiendront le précipité, d’autres pas. Et si vous répétez l’expérience – jour après jour, au même moment – le nombre d’éprouvettes contenant un précipité variera de beaucoup ; cela peut aller de seulement quelques-unes à la majorité d’entre elles. Piccardi répéta l’expérience, augmentant le nombre d’éprouvettes, et nota l’amplitude de la dispersion des données.

Nous avons travaillé dans des lieux différents – Piccardi au Centre d’Étude des Phénomènes Fluctuants de l’Université de Florence et moi dans le sous-sol du Laboratoire pour l’Application des Isotopes Radioactifs de Moscou. Nous ne savions rien l’un de l’autre et, cependant, nous faisions essentiellement des expériences très proches. Il avait une rangée d’éprouvettes contenant une solution de chlorure de bismuth, j’avais une rangée d’éprouvettes contenant une solution d’actomyosine.

Pourtant Piccardi fut le premier à en arriver à la conclusion de l’implication de facteurs externes, cosmophysiques. À l’époque je recherchais des causes internes, physico-chimiques. Je lus des informations quant aux expériences de Piccardi dans le journal russe « Science et Vie. » Comment il prit connaissance de mon travail je ne m’en rappelle pas (mais probablement via A. P. Dubrov).

Au début d’octobre 1965, Piccardi m’envoya une lettre, son livre, et un nombre de réimpressions. Il croyait que des causes cosmophysiques étaient sous-jacentes aux fluctuations que j’étudiais : des perturbations électromagnétiques associées au mouvement de la Terre dans l’espace cosmique. Dans son livre, Piccardi discutait de la nature possible de l’effet des facteurs cosmophysiques sur les processus terrestres. Il supposait l’existence d’un type spécial de radiation électromagnétique, dont l’effet est transmis via le changement des propriétés de l’eau.

À Tomsk, Aurora Mikhailovna Opalinskaya en collaboration avec Ludmila Petrovna Agulova reproduisit les expériences de Piccardi et effectua une étude exhaustive des régularités observées. A. M. Opalinskaya montra, en particulier, que l’amplitude de la dispersion des données décroissait notablement quand l’objet étudié était protégé des champs électromagnétiques. […]

En revanche, nous n’avions pas mis à jour un effet clair – une réduction significative de l’amplitude des fluctuations après protection [des ondes électromagnétiques] – dans nos propres expériences avec des boucliers de protection, que nous menions encore dans les années 1960. J’écrivis à Giorgio Piccardi que le phénomène que nous étudiions semblait être une manifestation de caractéristiques internes de nos objets étudiés, et que je ne voyais aucune raison de supposer une influence de facteurs externes.

Après plusieurs années j’ai compris qu’il devait avoir raison. […]

Définitions:

Cosmophysique = Toute influence exercée par des facteurs extra-terrestres: planètes, étoiles, ondes cosmiques, etc.

 Stochastique = aléatoire

 Histogramme = Diagramme représentant la répartition d’une variable. Typiquement, un histogramme affiche le nombre de fois où une variable prend une valeur donnée. Si on étudie par exemple la taille d’un groupe de 1.000 individus, chaque barre de l’histogramme représentera le nombre d’individus ayant une taille donnée : 1,70 ; 1,75 ; 1,80 etc.

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