La Fabrication de l’URSS par les USA grâce au Lend Lease – Major Racey Jordan III

Suite des billets précédents numéro I et numéro II.

p. 109 Charité

En 1942 ils reçurent $10.457.417.

En 1943 ce fut $19.089.139.

En 1944 le total était de $25.479.722.

En 1945 ce fut $33.674.825.

Le total de cette aumône en 4 ans: $88.701.103

[…]

Parmi les nombreuses choses que j’ai trouvées dans les valises noires à Great Falls étaient les plans des principales usines du pays. J’ai ouvert une valise, pour donner un exemple, et ai trouvé les plans complets de l’usine General Electric à East Lynn, Massachussetts.

Je me suis renseigné depuis sur cette usine et ai appris qu’elle se trouve sous surveillance constante, étant donné que c’est là-bas que nos nouveaux turbo chargeurs pour avions sont fabriqués. Des gardes armés s’assurent que les Américains n’y entrent pas – mais tous les plans ont été envoyés à notre ennemi le plus dangereux avant même que l’usine soit construite ! Nous avons également trouvé des plans pour l’Electric Board Corp., de Groton, Connecticut, où nos nouveaux sous-marins atomiques sont construits.

p. 110 L’Union Soviétique a refusé de donner une seule de ses patentes depuis 1927. Mais notre Bureau des Patentes a été grand ouvert à une équipe d’experts techniques de l’Amtorg Trading Corporation. Ils travaillaient à plein temps et passaient leurs jours et survoler les dossiers pour choisir ceux qu’ils voulaient. Les documents étaient fournis par le Bureau des Patentes lui-même. Plus tard la tâche a été confiée à une autre agence du gouvernement soviétique, la Maison d’Édition des Quatre Continents [Four Continent Book Company], qui abandonna le procédé de sélection des dossiers et prit carrément tout ce qu’elle trouvait. Les photostats furent payés par des chèques réguliers, entre 1.000$ et 4.000$ chacun [à 0,5$ la patente].

Le Comité de la Chambre sur les Activités Anti-Américaines déclara en 1949 que le nombre de patentes acquises « allait dans les milliers. » Il déclara également que :

« Les officiels russes ont réussi à récolter un grand nombre de nos inventions industrielles et militaires à travers le Bureau des Patentes du gouvernement. Cela s’est fait en plein jour et avec notre permission. »

Parmi les copies de patentes fournies à la Russie, le comité lista : instruments de visée pour bombes, tanks militaires, avions, appareils de navigation, équipement de largage de bombes, hélicoptères, démineurs, munitions, armures pare-balles.

…John Marzall, Commissaire des Patentes, ordonna la fin de cette pratique le 13 décembre 1949.

p. 110-111 Un autre chargement « diplomatique » qui arriva à Great Falls fut un avion plein à craquer de films. Le Colonel Stanislav Shumovsky, le Russe en charge, essaya de m’empêcher d’inspecter le chargement en agitant devant ma figure une lettre du Département d’État. Je lui dis que cette lettre ne s’appliquait pas à moi. C’était une lettre l’autorisant à visiter toutes les usines d’accès limité, et d’y faire des films des machines et des procédés de fabrication. J’ai jeté un coup d’œil à une demi-douzaine des centaines de boîtes contenant ces films. Cet avion à lui seul transportait vers la Russie une quantité phénoménale du savoir-faire technique américain.

p. 113 Quand Harry Hopkins se tint sur Madison Square Gardens le 22 juin 1942, et déclara au peuple russe : « Nous sommes déterminés à ce que rien ne nous empêche de partager avec vous tout ce que nous avons, » il savait exactement comment il allait y parvenir. C’était à travers le Lend Lease, sur lequel il avait un contrôle tout-puissant, que personne ne pouvait l’empêcher de partager avec les russes tout ce que nous avions.

[Suit la liste établie par les Russes et copiée par le Major Jordan de tout ce qui fut fourni à l’URSS par les USA à travers du Lend Lease et Harry Hopkins. Cette liste – qui fait 50 pages ! – n’existe dans aucun archive américaine. Voilà la première page concernant tout les matériaux ayant trait à l’atome:

LL 01

Les quantitées indiquées sont en ‘pounds’ [diviser par 2 en gros pour les avoir en kg], « n.e.s. signifie ‘non spécifiquement indiqué’.]

p. 138 Lors de notre discussion d’adieu, le Colonel Kotikov mentionna « l’avion argent » qui s’était écrasé en Sibérie et avait été remplacé. Je lui demandai ce qu’il voulait dire par « avion argent. » Il expliqua que le Trésor américain envoyait les plaques gravées et d’autres matériels à la Russie, afin qu’ils puissent imprimer les mêmes billets de la monnaie d’occupation pour les Allemands que les Américains.

J’étais sûr qu’il se trompait. J’étais certain qu’à aucun moment dans l’histoire nous n’avions laissé sortir du pays des plaques gravées destinées à l’impression de monnaie. Comment aurait-on pu contrôler leur utilisation ? « Colonel, » dis-je, « vous voulez dire que nous avons imprimé des billets de l’argent d’occupation allemand pour la Russie et vous les avons envoyés. » « Non, non, » répondit-il. Il insista sur le fait que des plaques, des encres colorées, du vernis, du papier – ceci et d’autres équipements étaient passés par Great Falls en mai en deux envois de cinq C-47 chacun. Les livraisons avaient été arrangées au plus haut niveau à Washington, et les avions avaient été chargés au National Airport.

p. 139 La somme d’argent que nous avons perdue en échangeant les marks que les russes imprimaient à tour de bras, sans rendre de compte à personne, semble avoir été de 250.000.000$ ! Ce n’est qu’en septembre 1946 que nous avons mis fin au siphonnage de notre Trésor en refusant l’échange supplémentaire de marks. A ce moment-là, les plaques avaient été entre les mains des Russes pendant deux ans.

p. 152 Une facture de 18.102,84 $ fut présentée à l’Ambassade Soviétique pour couvrir les coûts des plaques gravées et des divers matériaux pour les trois livraisons de 1944. La facture fut ignorée et reste impayée à ce jour.

p. 156-157 En mai 1949, l’information selon laquelle une fraction d’un peu plus de 30 g d’U-235  avait été perdue ou volée au Laboratoire Argonne agita le pays pendant plus d’un mois. Les gros titres crièrent au scandale et le Congrès ragea.

Ma réaction propre fut l’indignation. Au regard de la quantité infime considérée, une réaction si viscérale semblait absurde et fausse. Que pesaient 30 g d’U-235 comparés aux centaines de kilos qui étaient passés par Great Falls ? Et pourquoi s’offusquer de l’espionnage soviétique quand Washington elle-même avait livrée à l’Union Soviétique un chargement de 190,5 kg et un autre d’une demi-tonne ?

[…]

Les 664,5 kg de produits chimiques d’uranium fournis par le Lend Lease à l’Union Soviétique renfermaient un potentiel de pas seulement 30 g d’U-235 mais 2,8 kg.

p. 167 Colonel Gardner : Chaque fois que les Russes n’étaient pas satisfaits de comment les choses allaient – autant dire fréquemment – ils téléphonaient à leur Ambassade à Washington qui à son tour contactait Harry Hopkins. Toutes les difficultés étaient alors instantanément dissipées.

—–

Conclusion: voilà un résumé de la politique US à long terme vis-à-vis de l’URSS initiée pendant la 2ème GM:

Sin_City

La Guerre Froide fut une fantastique opération de propagande. La course aux armements, à l’espace, etc., était pensée en haut lieu et exécuté par les intermédiaires pour faire peur au peuple et soutirer de l’argent pour financer les différents programmes.

Comme le montrera plus tard Antony Sutton, c’était bien évidemment voulu et organisé depuis le sommet…de la pyramide.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s