ZeroHedge mix 04-06-16

Plus de 10,4 trillions $ d’obligations d’état ont un taux d’intérêt négatif.

 

L’endettement des entreprises en % du PNB est à des niveaux indiquant une récession

« La marge de bénéfice atteint tjrs un sommet avant une récession. En effet, il n’y a pas eu un seul cycle économique depuis la 2ème guerre mondiale pour lequel cela n’a pas été le cas. Cette marge est un indicateur fiable pour la raison suivante: quand la profitabilité des entreprises décline, cela est suivi par une réduction des dépenses et des embauches. Normalement, la marge de bénéfice diminue à cause de la pression des coûts – à savoir la part des revenus de la main d’oeuvre augmente par rapport à la part des revenus des entreprises. En d’autres termes, quand les sociétés sont en compétition pour de la main d’oeuvre qui se fait rare, les salaires augmentent. Par conséquent, l’inflation fait surface. Cela implique typiquement une réponse de la part de la politique monétaire – la Fed commence à augmenter les taux d’intérêt pour ralentir l’inflation. »

Pour rappel, les marges de bénéfice ont atteint leur + haut au 3ème trimestre 2014. En gardant cela en tête, les données historiques révèlent que les temps moyen et médian entre le sommet des marges de bénéfice et le début d’une récession sont respectivement de neuf et huit trimestres un quart, ce qui amène DB a conclure que cela « impliquerait que l’économie pourrait entrer en récession dès la seconde moitié de cette année. »

Les marges de bénéfice atteignent leur + haut en moyenne environ deux ans avant le début d’une récession, mais le temps de latence varie avec les cycles économiques

« Cependant, le cycle économique actuel est déjà le 4ème + long de la période post 2ème GM, et le ratio endettement des entreprises / PNB suggère que les déséquilibres sont en train de s’accumuler. »

 

[…] Ce dont Dimon [de JPM] n’a pas parlé concernant l’impact sur le P&L des rendements plus élevés et des prix des obligations en baisse est la partie long terme de la courbe des taux. C’est là, dans l’exposition sans précédent à la duration [~maturité des obligations (d’état) pour les zéro coupon] où les banques centrales ont forcé tout le monde, que le risque réside.

Quel est la taille de ce risque? Selon une analyse de Charles Himmelberg de GS, si les taux augmentent d’1%, la perte de la valeur de marché serait entre 1 et 2,4 trillions de % [1.000 à 2.400 mds]! Même la fourchette basse correspondrait à 50% de + que la perte enregistrée en 1994 dans le marché obligataire.

Le coupable est la Fed. […] La valeur faciale totale de toutes les obligations US (tout compris) est de 40 trillions $… Elle a augmenté de 60% en $ réels depuis 2000.

Mais ce n’est pas seulement le montant total de la dette qui a augmenté sans relâche: comme le montre le graphe ci-dessous, la duration du marché obligataire a également augmenté ces dernières années, en hausse de + de 20% par rapport à la moyenne de 1995-2005. Des durations + longues s’obtiennent principalement par l’allongement des maturités des obligations en cours… La maturité moyenne des obligations d’entreprises émises en 2015 et 2016 est de + de 16 ans, contre une moyenne de 8,6 ans entre 1995 et 2005. Le Ministère des Finances a également choisi d’allonger la courbe de la maturité à l’aide d’obligations à duration + longue.

(G) La duration des taux d’intérêt a augmenté (D) La maturité des obligations d’entreprises a augmenté

 

[…] les détenteurs d’une maison à Vancouver ont gagné 126 C$ de l’heure en se tournant les pouces. À l’est de Main Street, le taux était de 92 $C/h;a l’ouest, 173 $C/h.

 

« L’Arabie Saoudite a ordonné aux banques du royaume d’arrêter de vendre certains produits permettant aux spéculateurs de parier contre le taux fixe de sa devise quelques jours après avoir exigé des informations sur les acheteurs de ces offres, selon des sources proches du dossier. »

Les Saoudiens ont le choix: 1) maintenir le taux de change fixe, contrôler l’inflation des prix à travers une déflation continue de la masse monétaire et déclencher une crise bancaire en bonne et due forme; ou 2) augmenter la masse monétaire, la speculation sur les forwards sur le riyal, dévaluer et causer une inflation des prix massive via les importations.

[…] À 60$ le baril les Saoudiens n’auront pas à s’inquiéter de supprimer leur taux de change fixe.

Pour le moment le choix nº1 est celui qui s’impose, mais la crise bancaire s’aggravant, on s’attend à une orientation vers le choix nº2. À moins que le prix du baril repasse au-dessus de 60$ pour sauver la situation. Nous en doutons!

Étant donné l’interdictions des produits de change, la seule manière de jouer la dévaluation du SAR est via les CDS…

 

 

…le gouvernement a mis 200 M€ de côté en fonds publics afin de soutenir des projets tels que miner des astéroïdes.

 

non sous-titré (pas besoin):

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