Pendant ce temps au Venezuela

http://www.zerohedge.com/news/2016-05-13/scenes-venezuela-apocalypse-countless-wounded-after-5000-loot-supermarket-looking-fo

« D’innombrables blessés » après que 5.000 personnes ont pillé un supermarché en quête de nourriture

[…]

D’après Panampost, mercredi matin, une foule a saccagé le marché au gros de Maracay dans le centre du pays. Selon les témoignages de marchands, les queues interminables par lesquelles les Vénézuéliens doivent passer pour faire les courses n’ont pu être organisées ce jour-là.

Le temps passant, les Vénézuéliens désespérés s’inquiétèrent de ne pas pouvoir acheter de la nourriture. Ils ont alors sauté les barrières et envahi le supermarché.

« Ils ont pris du lait, des pâtes, de la farine, de l’huile, et du lait en poudre. Il y avait 5.000 personnes » a déclaré un témoin à El Estímulo.

Des gens de tout l’état sont venus dans ce supermarché car la rumeur courait que certains produits introuvables ailleurs y étaient vendus.

Dû à cette foule massive, les autorités furent incapables de maintenir l’ordre. « Il y avait 250 personnes pour chaque officier de la Garde Nationale… beaucoup de gens et peu de gardes. Au moins un officier a été tabassé parce qu’il a essayé de retenir la foule, » un autre témoin a-t-il déclaré à El Estímulo.

D’autres dispensaires de nourriture gérés par le gouvernement ont également été pillés par le peuple.

… L’image suivante montre une ruée sur le riz:

Ces deux semaines passées, plusieurs provinces ont été les témoins de scènes de pillages dans des pharmacies, des centres commerciaux, des supermarches, et des camions de livraison de nourriture. Dans plusieurs marchés, des cris tels que « on a faim! » ont été entendus. Le 27 avril, la Chambre Vénézuélienne de la Nourriture (Cavidea) a rapporté que les producteurs de nourriture du pays n’ont plus que 15 jours de stocks disponibles.

PanamPost ajoute que les pillages sont de + en + fréquents au Venezuela, et les pénuries alimentaires ont eu pur conséquence un autre incident violent dans un superñarché – cette fois au Marché Luvebras de la province de La Florida de Caracas.

Les Vénézuéliens ont craqué cette semaine quand on ne leur a offert que de petites portions.

Les vidéos postées sur les médias sociaux montrent des gens désespérés tombant les uns sur les autres en essayant d’attraper des sacs de riz…

Dans la province centrale de Carabobo, des résidents ont mis à sac un entrepôt de maïs situé dans la ville côtière de Puerto CAbello. Ils auraient cassé les portes parce que les travailleurs ne leur fournissaient que de petites portions.

« Il n’y a ni riz, ni pâtes, ni farine, » a déclaré à La Costa un habitant, Glerimar Yohan, « seulement la faim. »

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L’effondrement social est inévitable

L’économie étant à l’arrêt, la seule chose qu’il reste à faire est de regarder l’implosion de la société. Oscar Menza, directeur du Centre de Documentation pour l’Analyse Sociale (Cendas-FVM), a annoncé que les mesures de pénurie et d’inflation en mai seront les pires jusqu’à ce jour. « Nous officialisons le mois de mai comme celui où la faim [généralisée] s’est répandue au Venezuela, » a-t-il déclaré à Web Noticias Venezuela. … »Quant au mois de mars, il y a eu une augmentation des prix annuels due à l’inflation – une augmentation de 582,9% pour la nourriture, alors que le niveau de pénurie des produits de base demeure à 41,37%. »

Meza explique que l’élément déclencheur de la crise est le manque de pain et d’autres aliments basés sur le blé.

« Les prix sont tellement élevés qu’on ne peut rien acheter, alors les gens n’achètent pas de pain, ils n’achètent pas de farine. Vous avez du porridge, vous voyez le prix du poulet monter en flèche et les familles lutter … le déjeuner coûte autour de 1.500 bolivars… Les gens avaient l’habitude d’amener de la nourriture de chez eux au boulot, maintenant ils ne peuvent plus parce qu’il n’y a plus de nourriture à la maison. »

[…] Muchacho [maire de Chacao à Caracas] a par la suite prévenu que des îles des Caraïbes ainsi que la Colombie pourraient avoir à faire face à un afflux de réfugiés du Venezuela si les pénuries alimentaires continuent dans le pays.

« La faim empirant, on pourrait assister à un nombre grandissant de Vénézuéliens fuyant par terre ou par mer vers une île, » a déclaré Muchacho.

Ainsi finissent toutes les utopies socialistes.

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