Triangle d’or & Afghanistan – 2 succès de la lutte pour la drogue

Le plus grand laboratoire de cocaïne de Colombie fut construit et géré par la CIA. Le Lieutenant-Colonel « Bo » Gritz a accusé et fourni des preuves du fait que le Triangle d’Or, le plus gros producteur d’héroïne au monde, a des liens avec Washington DC. On sait que la CIA a financé les rebelles afghans et les « contras » du Nicaragua grâce à des ventes de drogue. Il y a des tonnes de cas … en résumé, une large portion du trafic opère avec l’approbation de Washington. [Antony Sutton, La Trilatérale en Amérique, p.90]

 

Déposition du Lieutenant-Colonel James ‘Bo’ Gritz devant
la ~Commission du Congrès sur le Contrôle des Drogues~ Mardi 30 juin 1987

 

900 tonnes d’héroïne et d’opium entreront le monde libre depuis le ‘Triangle d’Or’ du sud-est asiatique cette année. La raison en est que les impôts des Américains et de l’équipement américain ont été utilisés pour construire une nouvelle route qui permettra à de grandes quantités de drogues de quitter les territoires Shan du Général Khun Sa, plutôt que d’être acheminées au compte-goutte par cheval ou par mule comme cela a été le cas jusqu’au début de cette année.

L’année dernière 600 tonnes d’opiacés sont sorties de cette zone. Les rapports de presse inclus dans ma déposition montrent qu’il est logistiquement impossible d’augmenter la production à 900 tonnes. La nouvelle route, facilement capable d’accommoder des camions de 10 tonnes, en permet non seulement la capacité, mais également la réalité. Le fait décevant est que cette nouvelle artère a été construite par le gouvernement thaïlandais avec de l’argent, des ouvriers, du temps, et des matériaux fournis par nos fonds de lutte contre la drogue.

De plus, il existe une forte possibilité que des éléments au sein du gouvernement américain soient les meilleurs clients de Khun Sa. Le fait est que pendant 15 ans les contribuables américains, à travers des corps législatifs tels que ce comité et des agences de l’exécutif telles que celles qui ont témoigné aujourd’hui, ont balancé des centaines de millions de $ dans des programmes de lutte contre la drogue en Thaïlande et Birmanie qui n’ont fait rien d’autre que d’alimenter les flux de drogues de l’Asie vers les USA. La preuve est statistiquement claire. Il y a 15 ans, le flux d’opiacés était de 60 tonnes ; cette année, il approchera ou dépassera les 900 tonnes.

[…]

Le Général Khun Sa est reconnu comme le seigneur de la drogue et contrôle le Triangle d’Or avec une armée bien disciplinée de 40.000 soldats Shan. Il a affirmé devant moi et devant trois autres témoins américains, sur vidéo, qu’il désirait grandement arrêter le trafic de drogue, mais que nous ne le laissions pas faire. Il a promis que si nous lui donnions n’importe quelle alternative économique, il ne se contentera pas de juguler le flux de drogues dans les zones qu’il contrôle, il l’arrêtera. Il a dit par exemple que pour 1/10ème de l’argent que nous donnons à l’heure actuelle aux Birmans pour la lutte contre la drogue, mis à disposition sous la forme d’aide économique et de substitution de cultures, il utilisera ses forces armées pour implémenter ce que nous ne pouvons faire et n’avons pas fait. Khun Sa a également stipulé que les Birmans doivent cesser d’utiliser les 12 hélicoptères Bell et avions donnés par les USA pour répandre de l’agent orange et des herbicides sur l’état Shan, son peuple, les animaux, la nourriture et l’eau. Tout ce que j’ai présenté jusqu’à présent est confirmé par des documents écrits et enregistrés mis à disposition du Comité.

[…]

J’ai essayé de toutes les manières possibles de coopérer avec le comité et ses membres. J’ai fourni des cassettes vidéo, seulement pour être informé que le président a bloqué leur distribution…J’ai reçu une lettre par courrier la semaine dernière. Elle émanait de Khun Sa. L’enveloppe scellée et agrafée avait été ouverte. À l’intérieur, le pamphlet, qui était également agrafé, avait été ouvert et son contenu volé. J’avais demandé à Khun Sa de transcrire son enregistrement, le signer de sa main en présence de deux témoins. On m’a assuré que ce document se trouvait dans l’enveloppe ouverte…

[…]

Votre objectif est de représenter les intérêts américains dans le contrôle de la drogue. Vous influencez grandement comment nos impôts sont utilisés et ainsi avec quelle efficacité les agences gouvernementales font leur travail. Mon objectif est de ramener à la maison les prisonniers de guerre tant qu’ils sont encore en vie. Ni l’un ni l’autre n’avons pu faire beaucoup de progrès parce que je suis convaincu qu’il y a des individus au sein du gouvernement qui nous font tête à tous les deux. Si les prisonniers de guerre rentraient chez eux, l’enquête qui en résulterait exposera leur implication dans le trafic de drogue ; si les drogues s’arrêtent, leur source de revenus disparaît.

[…] [Antony Sutton, La Trilatérale en Amérique, Annexe]

Opium production in Afghanistan 1994 - 2015 (Tons)

À l’été 2001 les Talibans avaient réussi à éradiquer la production d’opium qu’il considéraient comme en violation de la charia. Heureusement est venue l’invasion de l’OTAN et la production d’opium à pu repartir de plus belle. L’Afghanistan est désormais le premier producteur mondial d’héroïne tout ça grâce à la présence des forces alliées occidentales! Wouhouhh, un succès de plus pour le monde libre!

The spice must flow…

5 fausses idées sur les fusillades propagées par Hollywood II

# 2 Vous vous attachez à vos outils

Quand Jayne, dans Firefly [série TV], donne un surnom à son fusil, on rigole à sa fantaisie. Mais dans la vraie vie, quand vous dépendez tous les jours des mêmes outils, que c’est une question de vie ou de mort, ils développent une personnalité à part entière. Et vous tombez amoureux dans une certaine mesure.

Non, pas comme ça.

« Les opérateurs de robots de la section Élimination des Dispositifs Explosifs [explosive ordnance disposal] s’attachent énormément à leurs ‘bots’, » dit Matt. « Cela n’aidait pas que presque chacune de ces machines était surnommée Johnny 5 [du film Short Circuit]. Les bots avec les problèmes bizarres recevaient le plus d’attention, et je pense que c’était ceux auxquels les gens attribuaient les plus fortes ‘personnalités’. »

Certains opérateurs poussent le bouchon jusqu’à organiser des funérailles pour leurs robots détruits. Jerry et Matt avaient tous les deux des sentiments tendres pour certaines de leurs armes :

« C’était des outils, jetables s’ils devaient l’être. Mais tous les miens étaient des filles ; on avait des conversations complexes quand je les nettoyais, » Jerry nous dit. « Une de mes armes spéciales était un Colt 1911 qui était ma première arme secondaire. Et pendant un combat elle s’est enrayée. Et la seule manière de la débloquer était de la cogner très fort contre le mur. Mais j’ai pris le temps – pendant qu’on me tirait dessus – pour dire : ‘Désolé’. Je ne sais pas pourquoi. »

Le plus étrange c’est quand elle l’a pardonné.

 

# 1 Les mythes propagés par Hollywood quant aux armes à feu tuent des gens

Si on remonte aux premiers échanges de coups de feu sur pellicule, tirer sur le méchant signifiait qu’il touchait terre comme un pantin désarticulé. Ce qui voulait dire que la seule chose que vous aviez à faire pour gagner un duel selon Hollywood était d’être le plus rapide à dégainer – et même si le méchant vit assez longtemps pour tirer à son tour, la balle va partir dans les airs, sans danger aucun, vous donnant le temps de réfléchir à la parfaite réplique à murmurer dès qu’il touche le sol. En réalité, vous n’avez absolument aucune idée de ce qui se passera une fois qu’une personne est touchée par une balle. Et on veut dire par là que littéralement personne n’a aucune idée – c’est impossible à prévoir.

« Il y a une scène dans Young Guns, » dit Jerry, « où un gars lime son viseur avant afin de gagner ‘1/8ème de seconde’ sur le méchant. 1/8ème de seconde ? Vous vous foutez de moi ? Peut-être, si vous visez parfaitement la medulla oblongata cela pourrait – pourrait – faire une différence. Mais dans la vraie vie, recevoir une balle n’est presque jamais immédiatement mortel. J’ai vu des gens faire tout un tas de choses après avoir reçu une balle, y compris continuer le combat plusieurs heures. »

Autre chose que vous voyez dans les films est cet instant chargé de tension où le héros tire jusqu’à ce qu’il entende le ‘click’ sec de la gâchette, puis dois se mettre à couvert pour recharger. En vérité, c’est l’équivalent de conduire jusqu’à ce que le réservoir soit vide, sachant que cela va vous laisser coincé en territoire dangereux. « Chaque fois que vous avez l’occasion, vous refaites le plein, » dit Matt. « Et si le magasin contient encore des balles, vous le rangez dans un sac et vous gardez les balles restantes pour plus tard. Vous servir de vote fusil jusqu’à ce que le magasin se vide est un signe clair que vous avez mal fait les choses. »

Pour apprendre cette importante leçon, regardez moins de films et faites plus de jeux vidéo.

Les hommes de main des cartels sont peut-être les composants d’un syndicat du crime maléfique, mais ils ont été des enfants dans le passé et ils ont vu exactement autant de films de Jean-Claude Van Damme et Sylvester Stallone que vous. Plusieurs d’entre eux sont morts en conséquence de ça selon Jerry. « Quand j’étais en Amérique du Sud, un paquet de gars se tiendraient là et tireraient jusqu’à ce que leurs chargeurs soient vides – et alors ils n’auraient aucune idée de quoi faire. Pour être honnête, j’ai vu plein de types dont le dernier moment était eux, l’air confus et incrédule parce qu’ils étaient à court de munitions. Apparemment l’idée qu’ils étaient foutus une fois qu’ils n’avaient plus de balles ne leur était jamais venue à l’esprit. »

Et, alors que presque n’importe quel objet solide peut arrêter une balle hollywoodienne, les vraies peuvent percer à peu près tout sauf le béton et les blocs moteurs des véhicules. L’individu moyen ne réalise pas cela. D’après Jerry : « Une fois un gars s’est pointé, nous a tiré dessus puis s’est mis ‘à couvert.’ On l’a entendu rire comme s’il pensait être tiré d’affaire, mais il se tenait accroupi derrière un canapé. Un canapé ! Vous verriez aussi des gars de cacher derrière des plaques en plâtre, de la tôle ondulée, des portières de voiture. Mais aucune de ces choses-là n’arrête les balles. »

[Le pistolet moyen traverse sans problème une portière de voiture. Les gros calibres (44, 45, 50…) peuvent en traverser deux sans problème, et on ne parle même pas des fusils d’assaut et mitraillettes. Si vous essuyez des coups de feu et que vous n’avez qu’un véhicule pour vous protéger, mettez au moins le bloc moteur entre vous et le(s) tireur(s). NdT]

Ne comptez pas non plus sur le badge d’officier de votre père décédé pour vous sauver.

« Ouaih, » Matt est d’accord, « vous pouvez voir que nombre d’insurgés et de terroristes à travers le monde doivent l’essentiel de leur ‘formation’ aux films d’Hollywood, à la télé, ou à des crétins qui doivent leur propre ‘formation’ aux films ou à la télé. »

Ainsi, d’une certaine manière, on pourrait dire que les foutaises d’Hollywood concernant les armes à feu sont un avantage de plus dans notre défense nationale. Continue avec tes mythes, Hollywood, l’Amérique a besoin de toi.

 

Robert Evans,  Greg Spyridis

 

http://www.cracked.com/personal-experiences-1450-5-ways-movies-get-gunfights-wrong-based-experience.html

http://www.cracked.com/personal-experiences-1450-5-ways-movies-get-gunfights-wrong-based-experience_p2.html

5 fausses idées sur les fusillades propagées par Hollywood I

Tout le monde sait que les films d’action ne sont pas la réalité, mais ça ne change pas le fait qu’ils sont responsables d’à peu près 100% de notre éducation en termes d’armes et de combat. C’est pourquoi la connaissance du quidam moyen de ces chose-là est risible, et parfois fausse au point de pouvoir causer la mort.

Pour trier les faits et la fiction, nous avons interviewé deux vétérans décorés qui ont également fait l’expérience de travailler avec Hollywood. Matt Wagner est un ex-ranger de l’armée qui a vu des conflits à travers le monde, y compris l’Afrique, l’Amérique du Sud, et l’Afghanistan, puis a été conseiller technique pour nombre de productions hollywoodiennes, dont Stargate SG-1 et The Colt. « Jerry » était dans les forces armées privées et dans la sécurité et a travaillé en Amérique Centrale et du Sud et a été un temps cascadeur et chorégraphe de scènes de combat. Ils nous ont dit…

 

# 5 Les armes automatiques sont utiles, mais pénibles à souhait

Les mitraillettes dans les films transforment n’importe qui en ‘armée-d’un-homme’ – collez en une dans les mains d’un protagoniste et des escouades entières de soldats entraînés seront fauchées comme autant de mauvaises herbes.

Tenir un M60 sur les hanches est un bon moyen de pulvériser les calculs rénaux

En réalité, si vous faites ça plus de deux minutes votre fusil explosera.

Un de nos vétérans les plus expérimentés, Jerry, dit que ça s’appelle un « fusil en fuite. » Chaque fois qu’un fusil – n’importe quel fusil – tire, le canon chauffe un peu. Après tout, une balle est éjectée par une explosion miniature, et cela crée une friction de métal sur du métal tout le long du canon. Si vous faites passer un grand nombre de balles à travers ce canon d’affilée sans lui donner le temps de se refroidir, le fusil va littéralement chauffer à blanc.

Suffisamment chaud, en fait, qu’il va finir par brûler spontanément (ou « cuir ») les balles sans que vous ayez besoin d’appuyer sur la gâchette. Félicitations, vous avez maintenant entre les mains une mitraillette possédée qui va lâcher ses balles de manière aléatoire, d’elle-même, ce qui est assez pour que le plus endurci des membres des Expendables fasse dans son froc.

Imaginez maintenant que l’événement décrit ci-dessus arrive quand, disons, vous courez ou venez de monter dans un véhicule, ou n’importe quelle autre situation où vous ne voulez absolument user de votre fusil à ce moment précis (la vie est pleine de ce genre de situations, quand on y pense). Et c’est le meilleur scénario – quand les munitions cuisent, les choses peuvent devenir explosives au point d’être inconfortables pour l’homme se tenant derrière ce fusil :

Ouaih, notez que cela arrive quand votre visage est pressé contre le fusil. C’est pourquoi, dans la vraie vie, ces armes fragiles et caractérielles doivent être utilisées en parfaite coordination – non seulement un homme avec une mitraillette n’est-il pas une armée-d’un-homme, il n’a littéralement pas le droit de l’être – le manuel du corps des Marines, dans l’une des premières règles sur l’utilisation des mitraillettes, lit : « Aucune mitraillette ne devrait utilisée seule. » Il y a plusieurs raisons à cela, mais la seconde partie non verbale de cette phrase pourrait bien être : « à moins que vous ne vouliez foutre le feu à votre visage. »

Comme le dit Matt, notre ex-Ranger : « Utiliser les mitraillettes est une science. Mettons que vous en ayez trois dans votre escouade. Ils ne sélectionnent pas juste des cibles puis se mettent à tirer – et ils ne tirent certainement pas au hasard. Ils tirent en faisant partir d’une unité. Le 1er fusil tire quelques balles, puis le 2nd prend le relai, puis le 3ème, et de retour au 1er. On appelle ça ‘parler’. »

Hey, les gars, sortez un peu qu’on puisse ‘parler’.

Ouaih, c’est la quantité d’efforts nécessaires pour s’assurer qu’aucune des mitraillettes ne se met à fondre. Matt dit que si, mettons, vous avez une escouade qui charge un immeuble plein de méchants, au début toutes les mitraillettes se lanceront en automatique juste assez longtemps pour que tout le monde de l’autre côté se mette à couvert. C’est exact – l’utilisation n°1 de ces armes à ce niveau est de tirer parti du fait qu’elles foutent la trouille. Puis elles ‘parlent’ tout au long de l’échange de coups de feu avec de courtes séquences pendant que le reste de l’équipe progresse et font ce qu’ils ont à faire. Ensuite, si les choses dégénèrent et que tout le monde doit se replier, c’est là que les mitraillettes repartent en mode automatique pour couvrir la manœuvre – c’est juste une pluie de balles destinée à jouer le rôle des bombes de fumée des ninjas.

 

# 4 Tout le monde est sourd durant un échange de coups de feu

On a déjà dit que si vous ne vous êtes jamais tenus près d’un pistolet tirant une balle, vous seriez choqués du bruit que cela fait. « Suffisamment bruyant pour que vous ne puissiez rien entendre pendant un moment après la détonation. » Même la manière qu’ont les cinémas d’augmenter le volume en surround pendant les scènes d’action ne traduit pas la réalité du bruit que font les armes à feu – si ce n’était pas le cas, cela endommagerait définitivement l’audition de tous les membres de l’audience. Les coups de feu sont plus bruyants que des marteaux-piqueurs – un fusil à pompe qui claque dans une pièce est plus bruyant qu’un réacteur d’avion sur le tarmac. C’est en réalité un facteur clé pour tout combat, un facteur dont aucun film n’admet l’existence.

C’est le premier indice que la Matrice est une simulation.

« Ça me rend fou quand dans les films, des gens sont dans des couloirs métalliques et échangent des coups de feu tout en parlant. Comme si tout ce qu’ils ont à faire c’est de relâcher la gâchette suffisamment longtemps pour avoir une conversation normale, » nous dit Jerry. « C’est n’importe quoi ! Les fusils sont bruyants. Les grenades sont bruyantes. L’artillerie est bruyante que s’en est ridicule. Dans le passé on n’avait pas toujours des protections pour les oreilles, alors on s’en tenait à une technique de flic : si vous n’avez pas de bouchons, les douilles de pistolet correspondent assez bien à vos conduits auditifs. »

Oh, et vous savez comment dans les films, quand les forces spéciales infiltrent un lieu en secret, elles ont ces signaux manuels cools qu’elles s’échangent pour coordonner leurs actions ?

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‘Regardes la TV. Ne vois rien.’ Compris !

Les films représentent ces signaux manuels comme la clé pour une opération nocturne furtive, mais les signaux manuels ne sont en général pas visibles de nuit. En revanche, les signaux manuels sont parfaits quand vos oreilles ont été détruites par les acouphènes :

« Ouaih, ces signaux manuels cools que vous voyez dans les films ? Ils ne servent pas à nous rendre plus furtifs pendant un assaut ou quoi que ce soit d’autre – ils sont là parce que le combat rend les gens sourds,’ nous explique Jerry.

Si votre petit camarade ne vous entend pas crier ‘putain !’, il y a un signe pour ça aussi.

« Et que Dieu vous vienne en aide quand le type à côté de vous se met à tirer, » dit Matt. « La plupart des silencieux fonctionnent en redirigeant le gaz, la pression, et le bruit vers le côté, alors si le gars à côté de vous tire, vous êtes sourd. Au final, même crier ne pèse rien face aux signaux manuels. »

C’est pour cette raison que les pertes auditives et les acouphènes sont de loin la blessure la plus courante des vétérans. Dans la vraie vie, John McClane [Bruce Willis] aurait été complètement sourd du temps de Une Journée en Enfer. Ce qui…aurait en fait pu rendre les deux opus suivants bien meilleurs !

 

# 3 Il y a des pauses bizarres pendant l’action

Une scène d’action d’Hollywood est soigneusement montée avec le souci du rythme en tête – la tension monte avec chaque balle tirée, les choses deviennent de plus en plus frénétiques jusqu’à ce que quelque chose explose en une énorme boule de feu orange. Dans un vrai combat, il y a d’étranges pauses au cours de l’action, une intermittence qui peut-être tendue, ennuyeuse, ou hilarante.

Par exemple, parfois vous êtes comme Matt, coincé dans un camion en attendant que votre boss vous dise que c’est OK de répliquer aux gars qui tirent sur votre pare-brise.

« Je patrouillais en dehors d’un village. La bonne nouvelle c’est qu’ils haïssaient les Talibans. La mauvaise nouvelle c’est qu’ils nous haïssaient aussi. Un véhicule avait été touché par 4 roquettes, et on était l’unité la plus proche à répondre. J’étais dans le véhicule largement blindé de dégagement de la route, et notre boulot consistait à nous mettre entre le camion endommagé et les éventuels méchants. Ensuite j’entends une balle qui siffle au-dessus de nous. Leur son est totalement différent  quand elles viennent vers vous. On dirait le son d’abeilles en colère.

Je m’accroupis, j’attrape mon micro et je dis : ‘2-7, ici Ranger. On me tire dessus, over.’ Et la première chose que 2-7, le chef du convoi, me demande est : ‘T’es sûr ?’ ‘T’entends ça ?’ je lui demande, ‘c’est pas le son de la pluie tombant sur ma vitre, mec.’ Je voulais tirer en réponse – je voulais vraiment tirer – mais on ne savait pas exactement où était la ligne de front, alors je ne pouvais rien faire sans risquer de toucher des innocents. Alors il y a eu une pause alors qu’on était assis là pendant plusieurs minutes à ne rien faire d’autre que de recevoir des balles. Des balles si précises qu’elles touchaient nos vitres, cherchant à atteindre mon conducteur ou moi-même. »

Alors ils sont restés là à compter les impacts de balle.

Et quand pour la dernière fois un film a-t-il montré le héros s’arrêter en plein milieu d’un échange de coups de feu pour pisser un coup ? Ces fonctions corporelles ne se mettent pas en pause simplement parce que vous tenez un fusil d’assaut entre les mains.

Jerry raconte : « Le pire pour moi a été d’être assis dans une cage d’escalier d’une maison en plâtre à deux étages au Mexique. Il n’y avait pas moyen d’accès depuis l’extérieur et les hostiles étaient au dernier étage, alors si vous n’étiez pas l’un des deux gars en tête, il n’y avait rien à faire. Et pendant que vous patientez les choses se relâchent. Vous blaguez. Vous regardez le paysage. Vous réalisez que vous deviez pisser il y a 2 heures de cela et vous ne pouvez plus tenir. »

Et parfois, vous vous rendez compte tout à coup que vous n’avez pas tenu.

Ou également, d’après Jerry, tout le monde s’arrête pour déjeuner :

« Une fois, il y avait une confrontation pendant l’assaut d’un camp, et j’ai réalisé que je n’avais pas mangé depuis le diner de la veille, alors j’ai sorti une ration. Au début tout le monde m’a regardé comme si j’étais un idiot, mais, un par un, ils ont lentement pris conscience de la même chose, alors on a tous déjeuner pendant que l’équipe échangeait des coups de feu sporadiques avec le cartel. »

« Mange ce plomb ! »
« Merci, je me contenterai de ce bœuf teriyaki. »

Et, à l’occasion, tout le monde prend le temps d’apprécier la folie absolue de tout ceci :

« On était dans un échange de coups de feu, » raconte Matt, « et c’était assez rapproché – pas plus de 50 à 75 mètres entre nous. Et alors que les balles fusaient, un âne – je blague pas, un âne – un putain d’âne galope en plein milieu du combat et se fait exploser par une roquette. Tout le monde s’est arrêté. Tout le monde – nous et les Talibans. On était tous, ‘Quoi… ? et on s’est regardé, puis on a regardé à nouveau ce qu’il restait de l’âne, puis on s’est remis à tirer. Mais pendant au moins trois secondes tout s’est arrêté. »

Le viol d’Europe [mais pas par Zeus cette fois]

Les Polonais sont inquiets de la dégénérescence de la situation en Europe avec les « rape-fugees »:

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Dans ce qui sera reconnu comme les images les moins politiquement correctes de ces dernières années, wSieci (un magazine polonais conservateur) a publié un article intitulé « Le Viol Islamique de l’Europe ».

http://www.zerohedge.com/news/2016-02-17/islamic-rape-europe-polish-magazines-shocking-cover

 

 

Mais comment tout cela a-t-il commencé? Comment tout cela a-t-il été permis? Cui bono?

Vladimirov – Le Bluff Soviétique dans la Course à l’Espace II

Vous pensiez que c’est Edison qui a inventé la lampe à incandescence ? Rien de tel – Yablochkov l’inventa en Russie longtemps avant Edison ? De plus, le premier aéroplane ne fut pas construit par les frères Wright mais par un ingénieur militaire russe du nom de Mozhaisky. Quid de la radio ; qui l’a inventée ? Marconi peut-être ? Pas du tout – elle a été inventée par Popov.

Les gens acceptaient sans problème l’idée selon laquelle la première locomotive fut construite par un métallurgiste de l’Altaï du nom de Polzunov.

(J’oublie de dire que le bateau à vapeur n’a pas été inventé par Fulton mais par Kulibin.) p.69-70

Et exactement un mois après son premier succès dans l’espace, le 3 novembre [1957], Koryolov lança un second Spoutnik avec la chienne Laïka à son bord. Le choc causé par ce lancement n’était pas tellement dû à Laïka elle-même (bien que le monde entier pleura pour la pauvre chienne qui avait ainsi été condamnée à mourir dans l’espace) mais au poids de ce second Spoutnik – 508,3 kg, comparé aux 83,6 kg du premier. Il semble qu’en seulement un mois l’Union Soviétique ait réussi à construire une fusée six fois plus puissante que la première. [Les passages en gras sont de mon fait. NdT]

La seconde fusée était en réalité exactement la même que la première. La seule différence était que dans la seconde l’intégralité du second étage qui devait aller en orbite fut décrite comme le ‘Spoutnik.’ En fait le second étage était aussi allé en orbite lors du premier lancement, mais il ne fut pas alors considéré comme faisant partie du Spoutnik. p.73

En 1958, une vieille usine d’avions à Moscou fut remise à Koryolov. Cette usine, située près de la station de trains biélorusse, n’était plus capable de produire des avions depuis longtemps, parce qu’elle était entouré de tous côtés par des habitations. …[Koryolov] la transforma en un centre destiné à mettre au point des méthodes pour maintenir la vie dans l’espace. Un ingénieur du nom de Voronin fut nommé à la tête de ce centre, et la tâche que Koryolov lui confia était très simple : de faire en sorte que tout soit prêt, du temps qu’il devienne possible de lancer un satellite habité d’un humain dans l’espace, pour garder cette personne en vie. Pendant pratiquement deux ans l’équipe de Voronin ne fit rien d’autre que d’étudier les publications américaines sur les patentes et sujets connexes pertinents. p.75

Sur 40 satellites lancés depuis la Terre au cours des trois premières années de « l’ère spatiale, » huit étaient soviétiques et 32 américains. Parmi les satellites américains on en trouvait beaucoup à soi-disant « longue vie, » qui étaient destinés à tourner autour de la Terre pendant 150, 300, ou même 1.000 ans [sans système de propulsion ?!? NdT]. Il n’y en avait aucun de ce type parmi les huit satellites soviétiques. Le premier Spoutnik soviétique à longue vie (devant rester en orbite 200 ans) ne fut pas lancé avant 1964, longtemps après les premiers vols habités. On aurait pu penser que les différents accomplissements étaient tranchés. Cependant, l’illusion du leadership soviétique dans l’espace continua à être acceptée comme si rien ne s’était produit. L’illusion fut maintenue grâce à la même méthode éprouvée : les Russes continuaient à anticiper chaque défi annoncée à l’avance par les Américains. [Comme c’est pratique – et gentil de leur part !! NdT].

En 1958 par exemple, les Américains annoncèrent leur intention de lancer Pioneer 4 en orbite héliocentrique. La mission fut un succès – Pioneer fut lancée le 3 mars 1959. Mais les Américains n’acquirent pas le leadership spatial pour autant, parce que deux mois auparavant, en janvier 1959, la sonde Luna I soviétique fut mise en orbite héliocentrique. Il ne semble pas peser dans la balance que Pioneer ait transmis beaucoup plus d’informations télémétriques intéressantes, alors que Luna I ne transmit presque rien du tout ; le fait d’avoir été les premiers à effectuer un tel lancement semblait être beaucoup plus important. p.76-77

[Koryolov] décida que le pilote de la capsule spatiale devrait se catapulter hors de la cabine avant que celle-ci atterrisse au sol et finirait ainsi sa descente avec son propre parachute. [La capsule était trop lourde pour être freinée par des parachutes seuls, NdT.] p.82

Les essais [pour le premier vol habité] furent organisés en sorte de simuler les conditions d’un vol spatial réel. À une altitude d’environ 10.000 m, une capsule hermétiquement fermée fut larguée d’un avion-cargo militaire. À l’intérieur se trouvait un parachutiste habillé exactement comme le futur cosmonaute. Après une chute libre de 3.000 m, la capsule atteignait en gros la même vitesse verticale que celle d’une véritable capsule spatiale en ré-entrée. À une altitude de 7.000 m les écrous fermant l’écoutille sautaient automatiquement. Une seconde plus tard un système de catapulte entrait en jeu et éjectait le parachutiste avec son siège. Ensuite un petit parachute de traîne s’ouvrait, suivi par un plus gros, stabilisateur, et à une altitude d’environ 4 km le parachute principal s’ouvrait en même temps que le siège se détachait du parachutiste, celui-ci terminant sa course de la manière habituelle. [C’est ce qui a été fait pour simuler les ‘vrais’ vols spatiaux de Gagarin et autres. NdT] p.89

Kroshkin [~chef de la propagande pour les affaires spatiales] avait reçu des instructions pour ne pas révéler lors de la conférence de presse le fait que Gagarin avait atterri séparément de la capsule à l’aide d’un parachute. p.105

…quelques jours plus tard il devint clair pourquoi Khrouchtchev avait été si pressé d’organiser le lancement.

Cette fois la raison était inattendue : Khrouchtchev avait eu besoin d’un bon feu d’artifices pour détourner l’attention de l’opinion publique mondiale du Mur de Berlin, qui fut construit le 13 août 1961. Et il faut dire que dans une certaine mesure, il a atteint son but. Les occidentaux dirent : « Il est bien entendu terrible qu’ils aient construit un mur de prison à travers Berlin, mais d’un autre côté ils ont bien réussi leur vol spatiale – réussir à maintenir un homme dans l’espace 24 h…grands dieux ! » p.110

[Dans le chapitre suivant, Vladimirov raconte l’épopée des Voskhod I et II [en fait identiques aux Vostok précédents], lancés en urgence pour couper l’herbe sous les pieds des Américains. La 1ère mission devait lancer trois hommes dans l’espace – les Américains venaient d’annoncer qu’ils allaient en mettre deux – et la 2ème consistait en une sortie spatiale de quelques minutes.

Concernant Voskhod I, les Russes s’arrachèrent les cheveux pour réduire au maximum le poids de la capsule. Ils enlevèrent la plupart des instruments électroniques, et les cosmonautes voyagèrent dans l’espace…en slip ! Les tenues spatiales prenaient trop de place dans la petite capsule [originellement prévue pour une seule personne] et ajoutaient trop de poids au décollage. Les Russes comptaient sur l’étanchéité de la capsule pour leur survie !! Si cela vous semble absurde, c’est que vous n’êtes pas mort ! De plus, comme le système d’éjection de la capsule afin de terminer la descente en parachute ne pouvait pas s’appliquer aux trois cosmonautes – l’écoutille étant trop petite – les Russes réussirent à accomplir un atterrissage en douceur de la capsule entière. Comment cet exploit a pu être réalisé alors que celle-ci ne pesait pas moins que les capsules précédentes n’est pas expliqué. Un miracle soviétique de plus, probablement. NdT]

[Concernant Voskhod II :]

On savait que lors du premier vol habité Gemini, les astronautes américains devaient ouvrir l’écoutille et dépressuriser leur cockpit, après quoi ils devaient le fermer à nouveau et le re-pressuriser. Lord du second vol Gemini, peu après le premier, il était prévu que l’un des astronautes effectue une sortie dans l’espace. C’était ce programme des Américains, annoncé à l’avance comme d’habitude, que Koryolov se proposa de devancer…

On suivit le conseil de Voskrensensky de ne pas dépressuriser la capsule en vol. À la place, une idée plus simple fut adoptée : un tube léger fut adapté à l’écoutille de la capsule pour créer un sas dans lequel le cosmonaute devait ramper avant d’ouvrir l’écoutille extérieure, ce qu’il devait faire après que le second cosmonaute eut fermé l’écoutille intérieure derrière lui. La ré-entrée dans la capsule fut accomplie en inversant le procédé. p.140

[Comment le tube « léger » qui devait bien faire 1,8 m de long est-il rentré déjà fixé dans la fusée Voskhod (vu que les cosmonautes ne pouvaient pas l’installer une fois en orbite) ? Comment a-t-il résisté aux vitesses fulgurantes de la capsule ? Autant de questions sans réponse logique…NdT]

L’Effondrement de l’Euro est-il pour le 13/14 Mars 2016 Comme Prévu?

https://www.armstrongeconomics.com/markets-by-sector/foreign-exchange/euro/is-the-pending-euro-collapse-on-target-from-our-2011-forecast-of-2016-202/

La crise de l’€ semble se dérouler selon le timing prévu par notre modèle. Notre cible a été publiée dans « L’Ascension et la Chute de l’Euro » en 2011. La date pour l’effondrement était 2016,202 soit le 13/14 mars 2016. Il est fascinant que l’on puisse déterminer une cible si spécifique avec précision, des années à l’avance, et de regarder les choses se dérouler comme prévu. Cela démontre que le TEMPS est tout et l’humanité répète encore et toujours un processus qui se traduit par la même réponse encore et encore à travers toute l’histoire. Cela démontre aussi que nos prévisions ne sont pas basées sur des OPINIONS.

Voilà ce que nous avions publié dans ce rapport:

D’un point de vue historique, le système de Bretton Woods a effectivement commencé avec les débuts du FMI le 1er mars 1947 (1947,164). L’€ est officiellement entré en existence le 1er janvier 1999 (1999,002). La naissance de l’€ a essentiellement complété le cycle de 51,6 ans entre 1947 et 1999. L’effondrement de l’€ semble être dû pas plus tard que 17,2 ans après sa naissance, soit une cible de 2016,202, 23,5 semaines APRES la vague maximale de son Model de Confiance Economique en 2015,75.

https://www.armstrongeconomics.com/future-forecasts/euro-near-collapse/

L’€ continue sa chute et la probabilité qu’il atteigne 116 [contre le $] commence à chuter. Même le journal britannique Telegraph a écrit que le plan de bail-in des obligations d’état en Europe risque de détruire tout le système €. On doit bien comprendre que ceux qui sont pouvoir ne connaissent rien à rien. Quand on regarde les cycles de volatilité et de panique qui commencent la semaine prochaine, il semblerait que la crise émerge bien en Europe.

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